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"Et dire que les mânes d'Adolphe Sax doivent à des nègres la réhabilitation du saxophone.
Où allons-nous, mon Dieu ?" (La Meuse, 1927) |
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| Attention: musique contagieuse ! Le jazz, quand ça vous prend, ça ne vous lâche plus ! Né dans la communauté noire américaine, le virus va gagner l'ensemble des Etats-Unis, puis traverser l'Atlantique. A la fin du XIX° siècle, déjà, des accents de pré-jazz ravissent le public des cirques et des music-halls (Minstrels shows etc), tandis que le ragtime s'infiltre dans le répertoire des fanfares. Dès la fin de la guerre, les dancings de toutes les grandes villes européennes ont leur jazzband ! Les plus huppés engagent les bands américains en tournée (et si par chance ils ont la peau noire, on pourra monter le prix des consommations!); les autres se contentent des clones made in Europe. En Belgique, trois villes se partagent l'hégémonie bleue: Anvers, Bruxelles et Liège. Cap sur la Meuse. Quelques dates symboliques: |
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Un Minstrel belge (début du siècle), coll MJ (JPS)
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| Mai 1900. A la Salle de l'Acclimatation, concert-medley ébouriffant par l'orchestre éléphantesque de John-Philip Sousa. Septembre 1900. Ouverture du Cirque des Variétés, où se produiront de nombreux propagateurs de musique pré-jazz. |
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| The Five Merry Kids - caricature anonyme. De g à d: Hippolyte Hosselet(as) Jean Pâques (pn) Emile Deltour (vln) Lambert Henrion (tp) Louis Nicolaï (dms), coll MJ(JMP) | |||||||
| 1921-22. Premiers jazzbands noirs à Liège: derrière la façade hallucinée du Regina, le Creole Five du trompettiste Arthur Briggs. Les jeunes musiciens liégeois n'en croient pas leurs oreilles ! Et ils décident de s'y mettre eux aussi: au sein des Five Merry Kids joue le ragtimer Jean Pâques, future vedette du piano-bar. |
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1934. |
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| Le premier magazine de jazz, Music, est loeuvre dun Belge: Félix-Robert Faecq, coll MJ (LD) |
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