![]() |
|||
|
On naura jamais vu ça en Europe! Un grand festival de jazz en plein air, non pas dans une station de luxe comme San Remo, mais dans un petit village de chez nous, au prix démocratique de trente francs!
(Joe Napoli, in Tévé Moustique 1740) |
|||
| Les prévisions météo ne sont pas très bonnes. On se rassure comme on peut en se disant que ces gens-là exagèrent toujours, que la météo na rien dune science exacte. Une petite averse peut-être. Nempêche, côté organisateurs, les estomacs sont plutôt noués. Dimanche 2 août. 10h du matin: ça se présente plutôt bien - jusquau Père Renirkens qui, dans son sermon, rappelle que le Seigneur nous a fait cadeau du jazz, qui nous apporte une autre forme de pensée, un autre rythme de vie . |
|||||||||
![]() |
|||||||||
| 11h00: Ils arrivent! A pied, en moto, en train, en voiture, puis par autocars entiers, ils envahiront progressivement le petit village campagnard dont les venelles étroites prendront des allures de Roture un soir de 15 août. Les villageois les regardent passer, bouche bée, ne réalisant quà moitié ce qui leur arrive. Enfin, on naura pas ressorti pour rien les guirlandes de la Libération! 11h15: le bourgmestre Daniel déclare le Festival ouvert. Roger Laroche règle son matériel de sonorisation - en stéréo, sil vous plaît -, Paul Francy jette un dernier coup doeil sur les enchaînements des premiers groupes! |
|||||||||
| Entre-temps, en coulisses (façon de parler), les organisateurs scrutent le ciel. Qui a une fâcheuse tendance à sobscurcir. Personne, pourtant, ne peut encore imaginer ce quil prépare aux festivaliers: douze litres deau au m2 ! Une douche nationale comme on nen a plus connu depuis longtemps. |
|||||||||
![]() |
|||||||||
| Pour tout compte-rendu de la première édition dans les magazines français, cette photo, publiée par Jazz Mag avec pour titre légèrement ironique Jazz et Bonnes Oeuvres , © JM | |||||||||
![]() |
||||||
|
Tout un spectacle : des impassibles, cloués à leur chaise des heures durant, tête nue sous la drache aux intrépides qui se glissent carrément sous le podium, et, couchés dans la boue, tentent dentrevoir les musiciens en contre-plongée par les fentes du plancher, en passant par ces groupes agglutinés sous une bâche en plastique improvisée qui menace à tout moment de senvoler dans les airs. Limage de Comblain-la-Pluie collera désormais au Festival, même les années où il ne tombera pas une goutte. |
||||||
| Le triomphe de Comblain 59 vu par Tévé Moustique , coll. JL | ||||||