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JACQUES JORIS
Liégeois d'origine et de cur, la cinquantaine grisonnante et moustachue, Jacques Joris est "le" photographe liégeois du "jazz à visage humain" .
Très tôt, sa famille lui fait découvrir la musique. Mais elle est classique.
Très tôt également, il est attiré par la photographie, dont il fait finalement son métier. Mais les photos industrielles et publicitaires sont uniquement nourricières et ne lui donnent pas le plaisir qu'il éprouve avec le portrait.
A 17 ans, il rencontre un pianiste de bar bien connu des amateurs de jazz de sa génération: c'est Maurice Simon, qui l'initie au jazz et qui lui fait rencontrer Bobby Jaspar, René Thomas et Jacques Pelzer...
En 1974, il réalise quelques photos pour Jean-Marie Hacquier, destinées à décorer son nouveau club, le Jazzland. Et c'est la révélation, la possibilité, enfin, de réunir deux passions en une: le jazz et le portrait.
Rapidement, son style devient reconnaissable. Il passe du noir et blanc à la couleur, qui lui permet de mieux reproduire l'ambiance des éclairages de scène. Depuis, Jacques Joris est là quand le Jazz est là et il ne cesse d'exposer en Belgique et en France.
Le critique Marc Danval dira de lui: "Le rôle de Jacques Joris consiste à dompter la lumière, à suspendre un clair-obscur, ou à immobiliser un plein-feu. Dégagé des contraintes tra ditionnelles, il sait que le visage ne doit pas s'effacer à mesure que croît l'intensité lumineuse. Au contraire, selon lui, le sujet doit s'accrocher à la lumière et le photographe devenir le confident d'un aveu de bonheur ou de nostalgie". |