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LES MIDIS DU JAZZ


Concerts de Midis en partenariat avec l’Opéra Royal de Wallonie

 Programme 2008-2009

 

STAVROGUINE - Mercredi 15 avril et jeudi 16 avril
Chloé Schroeder (voc) Yves Dellicour (ss/bcl) Pierre Bernard (fl) Jean-Pol Schroeder (pn) Pierre Greco (cb)  Jérémie Schroeder (dms)  Pierre-Nicolas Boursier (jonglerie)

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Stavroguine fait figure d’ovni sur la planète jazz. Le mélange entre l’instrumentation et les textes savamment distillés et férocement déclamés est subtil, étrange et envoûtant.

Depuis la saison passée, l’équipe a été quelque peu remaniée. Deux arrivées à épingler. La première est celle d’Yves Dellicour, saxophoniste et clarinettiste inspiré qui établit une réelle complicité avec  Pierre Bernard, maintenant membre à part entière de cette aventure. Mais ce n’est pas tout. L’aspect scénographique (presque théâtral) s’est enrichi de la présence de Pierre-Nicolas Boursier, jongleur de son état. Et ne vous y méprenez pas, il ne s’agit pas d’une distraction pour ceux qui n’auraient pas envie d’écouter mais bien d’un acteur à part entière. Son jonglage se love dans les rythmes et les intentions musicales avec une finesse unanimement saluée.

L’infatigable Pierre Greco, le ténébreux Jérémie Schroeder, la transcendée et transcendante Chloé complètent un tableau composé par Jean-Pol Schroeder, tête pensante du projet et pianiste de talent qui n’aime pas se l’entendre dire. Et pourtant...


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© Jacques Joris



JULIE JAROSZEWSKI QUARTET - Mercredi 18 mars et jeudi 19 mars
Julie Jaroszewski (voc) Toon Van Dionant (dms) Rui Salgado (cb) Cédric Raymon (rhodes)

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 Il y a dix ans, les analystes et les historiens du jazz belge se plaignaient amèrement du décalage sévère entre le nombre important de grands solistes, tous instruments confondus, et le peu de chanteuses de talent.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé, et nos Midis du Jazz ont largement bénéficié de cette subite explosion du jazz vocal made in Belgium : Mélanie De Biasio, Chrystel Wautier, Natacha Wuyts s’y sont succédées tandis que d’autres scène nous permettaient de découvrir Géraldine Cozier, Julie Dumilieu ou …Julie Jaroszweski.

Parallèlement à son projet Can angels swing , cette jeune chanteuse d’origine montoise, continue à pratiquer avec conviction l’art du standard, et nous n’allons certainement pas nous en plaindre, c’est cette formule qu’elle présentera au Petit Théâtre.

A ses côtés, trois des meilleurs représentants de cette jeune génération puissamment enracinée dans la tradition : le pianiste Cédric Raymond, le contrebassiste Rui Salgado et à la batterie, Toon Van Dionant, un de nos indiscutables coups de coeur de ces deux dernières années.

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© Jacques Joris
 


Alexandre Furnelle - Mercredi 11 février et jeudi 12 février :
Helene Lieben, Marielle van camp (vln) Anja Naucler (cello) Alexandre Furnelle (cb)

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Après la belle surprise qu’a constitué en janvier la découverte de l’Electric Quartet, les Midis du Jazz changent à nouveau de cap, et avant de revenir aux standards avec la chanteuse Julie Jaroszewski, vous proposent une formule pour le moins rarissime en jazz : un quatuor à cordes dirigé par le contrebassiste Alexandre Furnelle.  Amoureux de lignes mélodiques limpides et de rencontres inter-culturelles, Alexandre Furnelle fait partie de ces musiciens qui résistent aux étiquettes.

Avec André Klenes, il est un des seuls jazzmen belges à tenter cette formule de jazz de chambre. Celle-ci réunit Cécile Broché, Hélène Lieben (vln) et Anja Naucler (cello).

A découvrir.

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© Jacques Joris


  
ELECTRIC QUARTET - Mercredi 21 et jeudi 15 janvier
Glenn Magerman (ts) Nick Puylaert (keyb) Juan Manssens (eb) Diederik van Remoortere (dms)

 

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Voici sans doute le concert le plus aventureux (excepté Stavroguine?) de la saison des Midis du Jazz .

A l’heure où nous préparions la programmation de ces concerts mensuels au Petit Théâtre, nous nous sommes rappelé avoir reçu le cd démo d’un groupe inconnu qui nous avait marqués... Electric Quartet. Inventivité, audace, dynamisme et talent. Miles Davis, Freddie Hubbard, Medeski, Martin & Wood, Dave Douglas et Jim Black : leurs influences sont claires et ils les revendiquent. Pourtant, au menu de ce groupe gantois, pas de reprises mais uniquement des compositions. Il semblerait d’ailleurs que composer est leur exercice favori.

Bienvenue donc à tous ceux qui sont friands de découvertes, ou simplement curieux.

 

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© Jacques Joris

 


 

SWING DEALERS - Mercredi 17 décembre
Vincent Mardens (sax) Dirk Van der Linden (gt) Jean Van Lint (cb, voc)

Constant Letellier

Après les aventures électriques et les zescapades zappaesques (?) proposées par Wrong Object en novembre, retour à la tradition avec une version light du groupe Swing Dealers. Au menu : swing, swing, swing, comme disait l’autre.

Si vous frétillez dès l’exposé du thème de Pennies from heaven, si Lester leaps in reste pour vous le véhicule idéal du groove, si une petite larme coule sur votre petite joue lorsque démarrent I only have eyes for you ou Star fells on Alabama, ce concert est pour vous. Un saxophone qui sait, au fil du répertoire, passer du velours au grognement, sans jamais laisser le swing au vestiaire (Vincent Mardens); un contrebassiste allant à l’essentiel, et qui se double d’un chanteur comme on n’en fait plus (Jean Van Lint) ; et un  organiste chaleureux dont on va découvrir les talents de… guitariste (Dirk Van der Linden).

Que du bon, on vous le dit ! Petit Théâtre, 52ème rue, même combat.

 

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© Jacques Joris 

 



WRONG OBJECT

Mercredi 19 novembre à 12h15 et jeudi 20 novembre à 12h45

Jean-Paul Estiévenart (tp) Fred Delplancq (ts, ss) Michel Delville (gt/voc) Damien Pollard (eb) Laurent Delchambre (dms)

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Depuis leur création, les Midis du Jazz alternent joyeusement les styles.

A l’exception du concert de Sinequa, le jazz-rock et ses diverses déclinaisons y ont cependant été assez peu représentés jusqu’ici. L’étiquette convient d’ailleurs assez mal au concept musical que propose Wrong Object. Créé en 2002, le groupe mêle certes les influences jazz et rock, mais loin, très loin, d’un certain jazz-rock démonstratif et aseptisé. La référence majeure est dans ce cas à Zappa, au progressive rock anglais et à l’école de Canterbury (Soft Machine etc).

Au fil de leur parcours, les cinq de Wrong Object ont d’ailleurs eu l’occasion de collaborer avec des monstres sacrés de cette mouvance : Elton Dean, Harry Beckett, Annie Whitehead, Ed Mann etc.

En piste, autour des deux fêlés de Canterbury, le guitariste Michel Delville et le bassiste Damien Pollard, un des saxophonistes de pointe de la scène belge actuelle (Fred Delplancq) et le jeune trompettiste le plus en vue de cette même scène (Jean-Paul Estiévenart). Et, portant le groove rythmique de Wrong Object à bout de baguettes, le bouillant Laurent Delchambre.

Aventure garantie.

 


 

FRANKINET / HERMANS - Mercredi 15 et jeudi 16 octobre
Marc Frankinet (tp) Georges Hermans (pn)

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Après l’émouvant come-back du clarinettiste Constant Letellier, les Midis du Jazz en reviennent à un jazz plus actuel avec le tandem Marc Frankinet (tp) - Georges Hermans (pn).

On a connu ces deux superbes musiciens au sein du quartet Sinequa, avec une composante électrique plus présente. On a pu apprécier leur duo accompagnant les performances live du peintre Raphael Dumarteau.

Pour ces deux concerts,  ils se produiront sans filet avec pour tout bagage leurs instruments et dans la tête, une musique faite de rythmes et de poésie, une musique de connivence, dans laquelle passent les accents du jazz éternel, entre tradition et modernité.

C’est toujours un bonheur de retrouver le trop peu connu Marc Frankinet, et c’est désormais un plaisir tout aussi intense d’assister à l’ascension de Georges Hermans en territoires bleus.
Un duo à déguster.

 


 
CONSTANT LETELLIER QUARTET - Mercredi 17 et jeudi 18 septembre
Constant Letellier (cl) Quentin Liégeois (gt) Sam Gerstmans (cb) Laurent Delchambre (dms)

Constant Letellier
Une page historique tout à fait réjouissante pour redémarrer ces Midis du Jazz. Né à Couillet en 1923, Constant Letellier étudie la clarinette au Conservatoire de Bruxelles pendant la guerre. Il fait ses débuts dans les orchestres de Fud Leclercq et Fred Lebrun. C’est à Dinant, alors qu’il joue le Concerto pour Clarinette d’Artie Shaw, qu’il rencontre Bobby Jaspar. C’est le début d’une collaboration qui se soldera par de longues tournées en Allemagne à la fin des années ‘40, avec Vicky Thunus et Pierre Robert (des noms qui parlent aux amateurs de jazz liégeois). Constant fera ensuite une carrière professionnelle, travaillant comme musicien de studio et se produisant notamment dans les orchestres de Léo Souris ou Henri Seghers ; il apparaît dans divers shows télévisés aux côtés de Sadi entre autres. Jusqu’à ce qu’il décide de ralentir ses activités, Constant jouera également en petite formation avec Herman Sandy, Johnny Dover ou Jean-Lou Vanderborght.

Pour ce double concert en forme de come-back, il sera accompagné d’une rythmique de choc, appartenant à une toute autre génération : Quentin Liégeois (gt) Sam Gerstmans (cb) et Laurent Delchambre (dms) ne se sont pas faits prier pour accepter de relever ce défi inter-générationnel.


Au menu, du swing, du swing, du swing !

 

Dernière mise à jour : ( 29-10-2009 )
 
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