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Chroniques 12-2009 Version imprimable Suggérer par mail

 CHRONIQUE LIVRE

SWING CAFE

Carl Norac - Rébecca Dautremer. Swing Café, Didier Jeunesse.

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Coup de cœur pour ce livre-disque paru chez Didier Jeunesse. Un magnifique conte pour enfants qui raconte la naissance du jazz. Durant 60 minutes un voyage avec la voix envoûtante de Jeanne Balibar et les superbes illustrations de Rebecca Dautremer.

Zazou la cigale est l’héroïne intrépide qui va se balader du Brésil aux rues de New-York... car Zazou  un rêve: chanter au «Swing Café» lieu mythique de la  54th avenue. Le décor sorti de l’imagination de Rebecca Dutremer est sublime avec son trait fin et ses couleurs chaudes. 

L’utilisation des morceaux d’origine (Ellington, Lionel Hampton et Ella Fitzgerald qui prête sa voix à Zazou la chanteuse) confère au montage une ambiance vivante, on se promène littéralement avec Zazou. Le récit de Carl Norac ne manque pas de rebondissements et de cohérence puisqu’il a choisi lui-même les morceaux qui accompagnent l’histoire.

Bref, un très très beau cadeau pour les fêtes...(CC)           

 


 

CHRONIQUE CD

 

WANG WEI QUARTET

Home records (4446055)

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Voilà le genre de disque qu’il ne faut pas entendre, mais écouter. Autrement dit, ne comptez pas sur lui pour agrémenter une discussion en musique de fond. La densité du propos et la finesse des arrangements n’ont de sens que si l’on s’y plonge sans retenue. S’ouvrent alors à vous des fables sonores, des explorations rythmiques et un foisonnement harmonique parfois complexe, mais toujours intelligible.

Pourtant ce disque n’est pas QUE sérieux (cfr la digression «exotique» au milieu de Fürchte Dich Nicht) et échappe à une cérébralité encombrante.

La précision quasi-chirurgicale de Xavier Rogé trouve un écho fertile dans les compositions et le jeu de Manu Baily. Il arrive à Marine Horbaczewski de reprendre une place rythmique lors des envolées de guitare; elle joue alors façon contrebasse sur les cordes graves de son violoncelle, pour peu on s’y laisserait prendre. Quant à Laurent Meunier, son talent se mesure autant dans son jeu que dans la place qu’il prend au sein du projet. Il est rare (surtout en jazz) d’entendre un saxophoniste se mettre à ce point au service d’un projet tout en transmettant sa sensibilité.

J’ai bien trop peu de place sur cette page pour parler de la pertinence des interventions de Pierre Bernard, il vous reste donc à demander au Père Noël de repérer le très bon premier disque d’un groupe portant le nom de Wang Wei, poète chinois du VIIIème siècle. (SP)

              


        
                
Dernière mise à jour : ( 27-12-2009 )
 
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