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Chroniques 11-2010 Version imprimable Suggérer par mail

 

CHRONIQUE CD

 

 

The Bad Plus, Never Stop (Emarcy27457581)

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Voilà trois gaillards qui ne manquent ni d’énergie ni de finesse.

Ce neuvième album du trio américain démarre par deux minutes d’un bouillonnement informe qui peut effrayer dans un premier temps, mais qui fait vite place à la curiosité de l’auditeur. Curiosité satisfaite lorsque le thème s’enclenche. Et là, on comprend vite à qui on a affaire. Voici ce que certains appellent du Power Jazz, entendez une configuration classique du trio jazz (piano, contrebasse, batterie) qui se décline dans un son et une énergie rock. Et pour que cela ressemble à quelque chose, The Bad Plus travaille dans la dentelle. Tout semble écrit ou presque, ce qui rend les atmosphères pour le moins prenantes. Mais il ne faut pas s’y tromper, derrière ce travail de «façade», il y a des compositions denses, de la virtuosité et trois réels talents d’instrumentistes.

On ne peut s’empêcher de rapprocher cet album des derniers disque du regretté Esbjorn Svensson et son trio (E.S.T.). On y retrouve la même détermination, l’efficacité qui évite habilement les écueils de la sacrosainte fusion, pseudo-style fourre-tout qui tente souvent de cacher élégamment une soupe un peu tiède.

The Bad Plus est lui un groupe audacieux et bouillant, une porte d’entrée du jazz pour les amateurs de rock et un jardin d’hiver pour les aventuriers de la note bleue. (SP)                          

 


        
Toine Thys Trio, The End Of Certainty (Bartok Records 001)

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On sait qu’après être tombé en désuétude dans les années ‘70, suite à l’invasion du fender puis des synthétiseurs, le Hammond B3 est revenu en force dans les années ‘90 avec des solistes comme Joey de Francesco ou Barbara Dennerlein mais aussi avec les tribulations de l’acid jazz (cfr Medesky, Martin and Wood par exemple).
A l’écoute des premières notes de ce nouvel album “avec orgue” de Toine Thys, on comprend d’emblée que, si référence il y a, elle concerne davantage Larry Young que Jimmy Smith. Et ça, ça fait du bien par où ça passe!
On pense d’autant plus à ces albums magnifiques et bien trop peu connus que sont Unity ou Mother Ship, que le ténor parfois raucisant du leader peut rappeler Joe Henderson à certains tournants et que Joost van Schaik a choisi pour ce disque de raviver un groove polyrythmique qui n’est pas étranger à l’univers d’Elvin Jones (Bloody Mary, All the things you are).
Ce qui ne fait pas de cet album un produit de clonage, loin de là. Cette inspiration de base sert un propos contemporain et d’autant plus diverisifié que Toine Thys travaille également le soprano et la clarinette basse, et que le répertoire mêle habilement standards et compos originales. Coup de coeur, une audacieuse reprise du très pianistique Turn out the stars de Bill Evans.

A découvrir en live prochainement. (JPS)                           

 


 

CHRONIQUE LIVRE

 

  CLAXTON William, Jazz Life (Taschen)

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Un magnifique livre à côté duquel aucun amateur de jazz ne devrait passer. En 1960, John Berendt et William Claxton partent en voyage à travers les USA, il en résulte un petit bijou de sept kilos édité par les éditions Taschen, qui offre au lecteur des images et commentaires percutants.

Tout le gratin du jazz de l’époque est bien sûr immortalisé par l’objectif de Claxton mais aussi des anonymes offrant ainsi un instantané immuable d’une époque bouillonnante. A Journey for Jazz Across America in 1960 est un livre passionnant, dont les commentaires sont édités en trois langues et accompagné d’un cd pour une immersion encore plus profonde dans le jazz de l’époque. (CC)

 


 

Dernière mise à jour : ( 04-11-2010 )
 
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