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Chroniques 02-2011 Version imprimable Suggérer par mail

 

CHRONIQUE CD

 

Pierre Vaiana, Itinerary Siciliani(AZ 1020)

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Il fut un temps où l’ambition majeure des jazzmen européens était de jouer comme leurs maîtres américains. Etre comparé à tel ou tel grand soliste US était le plus beau des compliments qui se puisse imaginer.
Les choses ont bien changé. Le jazz européen a pris ses marques dès les années ‘60/’70, au temps du free et du jazz-rock puis s’est défi nitivement imposé avec la galaxie ECM puis avec les 1001 rencontres entre jazz et substrats autochtones (Garbarek et les mélodies scandinaves, Jorge Pardo et le fl amenco, Gilad Atzmon et les traditions israelo-palestiniennes etc).
Pierre Vaiana fut, en Belgique, un des premiers à revisiter ainsi ses racines siciliennes (avec pour aboutissement le superbe projet Al Funduq).
On le retrouve ici en compagnie d’une vieille connaissance : le pianiste Salvatore Bonafede, rencontré jadis à New-York et avec qui il avait enregistré le CD Shakra. Moins directement “ethnique” qu’Al Funduq, plus ouvertement jazz, Itinerari Siciliani est davantage aff aire de sentiment, de rapport aux racines, de vécu, de “famille” au sens le plus large du terme. Pierre Vaiana considère cette musique “comme une sorte de blues profondément enraciné dans les collines et les villages de Sicile, un blues parlé et chanté dans ce merveilleux langage que nous chérissons”. Mélodies bouleversantes, lyrisme contenu, universalisme du voyage et des rencontres, irréductibilité du temps qui passe. Sur quelques titres, Manolo Cabras et Lander Gyselinck apportent leur pierre à ce bel édifi ce de gestion de la mémoire. Une nouvelle étape, sensible et intimiste, dans la quête musicale et humaine de Pietro Vaiana. (JPS)

                       


        
De Ferre Trio, Live 2010 (Discos Chungos Productions)

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Voici un disque auquel nous avons modestement participé. En effet, il a été enregistré en partie au Petit Théâtre de l’Opéra de Liège et à la Ferme du Biéreau de Louvain-La-Neuve, dans le cadre de nos Midis du Jazz.
Le répertoire de De Ferre se situe principalement dans les années 20 et 30. Autant dire que les influences sont à rechercher chez Robert Johnson et Skip James plutôt que dans le style de Chicago. De l’acoustique, donc, avec beaucoup de slide et surtout de feeling - condition nécéssaire pour interpréter ces chansons dont la subtilité contraste avec leur aspect rugueux. Et à ce petit jeu, Fernando Nerris (chanteur/guitariste) et ses compères s’en sortent vraiment bien. La section rythmique, véritable soutien, arrive à donner du relief aux morceaux sans dénaturer leur essence. Bien que ce groupe soit à mon sens à découvrir en priorité sur scène, l’aspect «live» de l’enregistrement le rend vivant.
Ce disque n’étant pas distribué, je ne peux que vous conseiller d’aller voir De Ferre en concert, de boire une bière, fermer les yeux et les rouvrir à la fin de la prestation en même temps que votre portefeuille, et de sortir 5 euros pour acquérir ce disque qui en vaut franchement la peine. (SP)

                           




Dernière mise à jour : ( 05-02-2011 )
 
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