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LE JAZZ, MUSIQUE DE RESISTANCE
Conférence de Jacques Onan
Jeudi 19 mars 2026, 20h
Maison de la Laïcité
14, rue du Charbonnage 4100 Seraing
Du 17e siècle qui vit les premiers esclaves africains arriver sur le sol américain jusqu’à nos jours, la musique, d’abord vocale avant de devenir le blues et le jazz, est intimement liée à l’histoire de la communauté noire américaine. L’abolition officielle de l’esclavage en 1865 n’a pas empêché que cette population continue d’être victime de ségrégations, de discriminations et de violences diverses. Dans ce contexte, le jazz s’est d’emblée affirmé en tant que musique d’émancipation, de luttes et de revendications.
Ainsi, dans les années 1920, le jazz irrigue le mouvement Harlem Renaissance, qui marque un renouveau intellectuel et culturel d’une communauté noire en quête d’identité. «Strange Fruit», que chante Billie Holiday en 1939, dénonce les lynchages et s’avère être la première chanson antiraciste. Nina Simone, bien plus que l’interprète de «My Baby Just Cares for Me», compose des chansons qui en font une activiste reconnue au sein du mouvement des droits civiques dans les années 60. A la suite de la mutinerie à la prison d’Attica en 1971, Archie Shepp enregistre «Attica Blues», disque qui témoigne de cette révolte contre les conditions de détention. Ce sont là seulement quelques exemples où le jazz a inspiré, soutenu et parfois précédé des combats.
La conférence, illustrée par des extraits sonores et audiovisuels, livrera un aperçu de la manière dont jazz et résistance ont cheminé ensemble depuis plus d’un siècle aux Etats-Unis et ailleurs.
PAF: 2 €
La conférence est précédée d’un repas (facultatif) au prix de 20€, à 18H30
04 336 00 13. serainglaicite@gmail.com